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Notre-Dame d'Orcival
Inventaire du Patrimoine - Région Auvergne
Réédition, novembre 2008
72 pages
Format 24 x 30 cm
Prix de vente 19 euros TTC
ISBN 978-2-914528-60-3
Orcival, implanté à 860 mètres d’altitude, est bâti en éventail autour de son église. Notre-Dame d’Orcival est l’une des cinq prestigieuses églises auvergnates du début du XIIe siècle, avec Notre-Dame-du-Port, Saint-Austremoine d’Issoire, Saint-Nectaire et Saint-Saturnin, qui ont fait la renommée de l’Auvergne romane. Son édification est sans doute dûe aux comtes d’Auvergne associés au puissant évêque de Clermont, et peut-être aussi à quelques vassaux. L’évidente homogénéité de l’édifice dénote un chantier mené rapidement, c’est-à-dire entre le début du XII° siècle et la date de la donation, 1166. Vers 1170, une Vierge en majesté, à laquelle on prêtera plus tard un pouvoir thaumaturge, est réalisée en noyer, argent et argent doré. La présence de reliques de la Vierge arrivées de Pont-l’Abbé a conduit à l’émergence d’un pèlerinage, dont l’importance grandissante au XIII° siècle a contribué à la fondation d’un chapitre. L’architecture elle-même témoigne de cela : le plan choisi, avec crypte, déambulatoire et chapelles rayonnantes, est adapté à une église de pèlerinage.
La révolution a relativement épargné l’édifice. Ainsi, lors de l’émergence de la notion d’art roman au XIX° siècle, cette église, considérée jusqu’alors comme «très ordinaire», va être regardée du point de vue de l’architecture et de l’histoire de l’art. Elle est classée comme monument historique en 1840.
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