Le Tour du choeur de la cathédrale de Chartres , édition Lieux Dits


Entre Brenne et Poitou, le canton du Blanc
Indre
Collection Images du patrimoine n°202
Inventaire du Patrimoine, Région Centre
Texte : Christian Trézin
Photographies : Mariusz Hermanowicz et Robert Malnoury

2005
72 pages, 200 illustrations
Format 21 x 29,7 cm
Prix de vente 9 euros TTC
ISBN 978-2-905813-31-2

Le canton du Blanc, découpé dans un zone de transition du Bas-Berry, recouvre partiellement laBrenne et empiète sur les marges du Poitou. Il est tout entier compris dans les limites du Parc naturel régional de la Brenne. L’histoire révèle de longue date ici une région «frontière». C’est en effet aux abords du Val de Cresue et de l’Anglin que se situent à l’époque pré-romaine les limites terrotoriales du Pictones et des Biturgies, non loin de celle des Turones, populations qui donneront leur nom au Poitou, au Berry et à la Touraine. La géologie et la pédologie expliquent les différences paysagères tranchées, la variété des matériaux de construction, du calcaire au grès rouge, les étangs et la valeur agricole inégale des terroirs du caton. Si les campgnes bocagères des zones calcaires n’ont pas exalté l’imagination des écrivains ou des gestionnaires, il n’en est pas de même de la Brenne. Paul Vialar l’aimait comme «le plus beau cadeau du monde». Pourtant, pendant des siècles étangs et marécages, terres mauvaises et malsaines, ont donné à la Brenne une réputation fâcheuse de région misérable, domaine des fi èvres et de la sorcellerie. Loin d’être une calamité naturelle, les étangs sont en réalité une création liée à la mise en valeur ancienne du pays par les abbayes et les pouvoirs laïques qui les ont établis selon leurs besoins. L’action d’aménagement du Second Empire interrompra cette tradition désolante. C’est la variété des conditions naturelles et historiques qui donne à ce canton la diversité et l’authenticité d’un patrimoine qui n’a pas connu de grands bouleversements.




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