« Retour à la page précédente

Colmars-les-Alpes, Balades d'église en chapelles

Colmars-les-Alpes, Balades d'église en chapelles
Publié par: Editions Lieux Dits

Parution : 22 juin 2018
Couverture souple avec rabat
Format : 11 x 22,5 cm
88 pages
80 images
Collection Parcours du Patrimoine
n° 424

ISBN : 9782362191626

consulter mon panier

8,00 €

Loading Mise à jour du panier...

À l’abri de ses fortifications remarquables que l’on doit pour partie à Vauban, le village de Colmars conserve un patrimoine religieux à la hauteur de son écrin. Mémoire de l’histoire du village, l’église paroissiale est le témoin le plus frappant de la campagne de reconstruction engagée après le grand incendie de 1672 qui ravage l’ensemble du bourg.

Les chapelles de pénitents, empreintes des pratiques de dévotion provençales, dévoilent ici leur passé. Des archives exceptionnellement bien conservées éclairent l’histoire d’un patrimoine architectural mais aussi mobilier. Les secrets des étapes de la construction, les noms des artistes, le détail des commandes d’objets religieux sont livrés dans le présent guide où vous retrouverez, au fil des visites proposées, les grandes étapes d’aménagement, le renouvellement des dévotions et les explications nécessaires à la compréhension de ce patrimoine si riche de sens. Aux alentours du village, la visite continue.

Par des sentiers balisés de randonnées accessibles à tous, ou par le réseau routier, vous serez guidés vers les chapelles de montagne, parfois isolées, d’autres fois au coeur de hameaux. Partez à la découverte de ce patrimoine méconnu, pas à pas raconté, dans le cadre exceptionnel des Alpes-de-Haute-Provence. 

...
Dans le bourg, vers 1300, a été érigée l’église Saint-Jean à l’emplacement de l’actuelle église paroissiale Saint-Martin. Il ne s’agit pas encore de l’église paroissiale puisque celle-ci se trouve alors sur la colline Saint-Martin. D’après Mgr Jean Soanen, c’est Berard de Chamberony, notaire à Colmars, qui la fait construire. On peut penser que quelques vestiges de cet ancien édifice subsistent encore aujourd’hui notamment dans la base de l’actuel clocher qui a pu être l’ancienne sacristie de l’édifice de 1300. En 1530, on sait qu’une nouvelle église est construite ou que l’église Saint-Jean est agrandie par Mathieu d’Anvers, sculpteur et architecte flamand. Cette (re)construction est donc contemporaine et sans doute corrélative du renforcement des fortifications médiévales de la ville réalisées sous le règne de François 1er.
...
Comme toute église paroissiale, celle de Colmars abrite des fonts baptismaux sur lesquels se déroule le premier sacrement, celui du baptême. Ils ne sont plus ici à leur emplacement d’origine : en 1775, l’évêque ordonne « que les dits fonts baptismaux seront déplacés […], pour prévenir les inconvénients qui peuvent être occasionnés à cause de la proximité de la porte, qui donne sur les dits fonts baptismaux et par conséquent exposés au grand air qui peut nuire aux enfants ». Les fonts baptismaux actuels sont donc un aménagement bien postérieur à la construction de l’église paroissiale : ils portent la date de 1824 sur la clé de l’encadrement en pierre de taille. Dans l’inventaire de 1906, les fonts baptismaux sont encore « séparés [de la nef] par une grille en fer » ; cette clôture des fonts baptismaux a aujourd’hui disparu.
...
La chapelle dédiée à saint Jean Baptiste est sans doute la plus isolée de Colmars. On y accède par une randonnée en forêt, qui démarre à Ratery, la route carrossable n’y mène pas directement.
La titulature de la chapelle, Saint-Jean-du-Désert, est celle souvent donnée à ces lieux éloignés, parfois associés dans les temps anciens à un ermitage. Saint Jean le Baptiste aurait en effet passé, dans ses plus jeunes années, un temps dans le désert de Judée afin d’y mener une vie d’ascète. Sous l’Ancien Régime, il existe déjà une chapelle dédiée à ce saint, sans doute proche de celle que nous voyons aujourd’hui, dans la montagne « près de la route de Colmars à Guillaumes (comté de Nice) ». En 1851, elle est emportée par une avalanche. Immédiatement, le conseil de fabrique* décide de faire construire une nouvelle chapelle mais dans un endroit a priori protégé, à un emplacement « où il y a de vieux arbres qui attestent que depuis bien longtemps les avalanches n’ont pas passé par là ».
...

Service Patrimoine, traditions, Inventaire, Direction de la Culture, Région Provence-Alpes-Côte d’Azur

Texte : Maïna Masson-Lautier

Photographie : Françoise Baussan

Plans : Sarah Bossy

Recherche documentaire : Brigitte Fournel

LoadingMise à jour...