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Vitraux du XXe siècle dans l'Indre,le choix de la modernité

Vitraux du XX<sup>e</sup> siècle dans l'Indre,le choix de la modernité
Publié par: Editions Lieux Dits

Parution : Septembre 2012
Couverture souple à rabats
Format : 24,3 x 29,7 cm
96 pages
225 images

Collection Images du patrimoine

 

ISBN : 9782362190513

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20,00 €

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Le vitrail dans l'Indre : un patrimoine d’une richesse insoupçonnée

Tout au long du xxe siècle, l’art du vitrail a connu une succession de ruptures, reflets des évolutions spirituelles, esthétiques et techniques auxquelles le département de l’Indre n’est pas resté étranger. L’adoption rapide de ces évolutions, l’importance constante du nombre de créations depuis le début du siècle dernier et la présence de grands noms du vitrail moderne justifient aujourd’hui la mise en lumière de cet aspect particulier du patrimoine verrier de l’Indre, d’une richesse insoupçonnée.

De grands noms du vitrail, pour le choix de la modernité

De l’ensemble réalisé en 1925 par Georges-Louis Claude et Louis Balmet pour l’église Saint-Christophe de Châteauroux, jusqu’à la restauration en 2010 de la grande verrière occidentale de l’église Saint-Cyr d’Issoudun, qui inclut désormais les compositions abstraites de Gérard Hermet, en passant par les créations signées Auguste Labouret, René Lalique, Francis Chigot, François Chapuis, Louis-René Petit ou encore Henri Guérin, sans oublier les artistes installés en Berry tels que Georges Dettviller et Robert Tillier à Issoudun et Jean Mauret à Saint-Hilaire-en-Lignières, cet ouvrage renouvelle la vision que l’on peut avoir de l’Indre et de son patrimoine verrier. Il permet de dépasser les a priori encore attachés à ces territoires ruraux, quant à leur capacité à choisir la voie de la modernité.

Au sortir de la Première Guerre mondiale, et parallèlement à la construction des monuments aux morts, le vitrail a pu constituer très occasionnellement un support pour des images commémoratives. Ces œuvres sont dédiées à la mémoire d’un soldat en particulier, dont la famille offre le vitrail à l’église paroissiale, mais le plus souvent elles mettent en scène un soldat non identifié, soldat inconnu rejoignant par son anonymat tous les saints et martyrs célébrés à la Toussaint. Lux Fournier se fait alors une spécialité de ces vitraux et décline son modèle dans une demi-douzaine d’églises du département. D’autres vitraux commémoratifs de la Première Guerre mondiale, issus d’ateliers parisiens tels que Prost-Lannes ou Champigneulle, viennent enrichir ce patrimoine caractéristique d’une période très courte, comprise entre 1919 et 1922. Ces verrières présentent une iconographie souvent plus religieuse que patriotique, par l’association de la mort du soldat à celle des saints martyrs ou à la Passion du Christ, les éléments à forte connotation patriotique, comme la présence de Jeanne d’Arc ou du drapeau tricolore, n’étant pas majoritaires.

Inventaire du patrimoine, région Centre

Par Olivier Geneste; avec les contributions de Valérie Mauret-Cribellier et Marie-Anne Sarda
Photographes : Thierry Cantalupo, Pierre Thibaut

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