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Jeanne Champillou

Jeanne Champillou
Publié par: Editions Lieux Dits

Parution : Janvier 2012
Couverture souple à rabats
Format : 11 x 22,5 cm
80 pages
156 images

Collection Parcours du patrimoine

ISBN : 9782362190001

Céramiques

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9,00 €

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Jeanne Champillou : art et céramiques en région Centre

Jeanne Champillou (1897-1978), artiste orléanaise, a voué sa vie à la création artistique. Simultanément musicienne, peintre et graveur, c’est une artiste complète qui décide de se consacrer à la céramique en 1947.

D´Orléans au Loiret, un patrimoine artistique populaire

Elle ouvre avec Aimé Henry, l’associé qui œuvrera avec elle pendant 8 ans, l’atelier du Clos de Joÿe. Mue par le souhait de faire revivre « la vie d’antan », comme elle l’écrit dans son Journal, et de renouer avec la tradition de l’imagerie populaire orléanaise, elle modèle et émaille des objets décoratifs et des pièces utilitaires dans les premières années, puis étend son activité à la réalisation de décors architecturaux et mobiliers pour des bâtiments publics, des édifices religieux et des demeures privées. Elle a travaillé essentiellement à Orléans et dans le Loiret, ainsi que dans le département du Nord.

Feuilleter

En gravure comme en peinture, Jeanne Champillou affectionne les scènes et portraits intimistes. De même que par la suite, pour une part de ses céramiques, elle dépeint essentiellement le monde rural dont elle est issue : « Ma vie et mon art ont été en rapport étroit avec la terre, parce que je suis d’une vieille souche paysanne (…). » Elle s’intéresse particulièrement aux plus humbles : artisans, « petits métiers », scènes de ferme, de moisson, de vendange, de foire et de marché. Elle complète ses observations en sillonnant les rues d’Orléans et les routes du Loiret, dessinant, d’un trait réaliste et précis, des tableaux de la vie quotidienne dans le souci constant de traduire fidèlement la nature profonde de ses modèles. En s’orientant vers la céramique, Jeanne Champillou s’inscrit dans le contexte de regain d’intérêt qui marque les années 1930-1940 pour les centres de poterie traditionnelle, parmi lesquels Biot, Vallauris (Alpes-Maritimes), Dieulefit (Drôme), La Borne (Cher) où s’établissent des céramistes reconnus (Jean et Jacqueline Lerat, André Rozay, Paul Beyer). Ceux-ci remettent en usage des techniques oubliées et renouvellent formes et décors, contribuant ainsi à élever la poterie au rang de céramique d’art. Parallèlement, les artistes, peintres et sculpteurs aspirent au sortir de la guerre à élargir leur production en expérimentant d’autres domaines d’expression. Les arts du feu, pour leur part, offrent de larges possibilités par la diversité des composants et par la cuisson des émaux qui rend imprévisible le résultat final et modifie sans cesse la palette des couleurs. L’impulsion est donnée par Pablo Picasso qui réalise en 1946 ses premiers essais à Vallauris, où il s’installe ensuite — jusqu’en 1955 — afin d’approfondir ce nouveau terrain de recherche. Ses créations, affranchies des codes académiques propres à la céramique, rencontrent un succès immédiat et il entraîne à sa suite le monde artistique (Marc Chagall, Fernand Léger, Georges Braque…)

Inventaire du patrimoine, région Centre

Par Françoise Jouanneaux
Chercheur à la direction de l’inventaire du patrimoine de la Région Centre, Françoise Jouanneaux est spécialiste de l’orfèvrerie et du patrimoine mobilier, principalement religieux. Elle a écrit plusieurs ouvrages consacrés au patrimoine de la cathédrale de Chartres, a récemment achevé l’étude de l’œuvre céramique de Jeanne Champillou, artiste orléanaise, et consacre actuellement ses recherches au patrimoine hospitalier ancien d’Orléans.

Photographe : Collectif

 

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