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L'école d'horlogerie de Besançon

L'école d'horlogerie de Besançon
Publié par: Editions Lieux Dits

Parution : Octobre 2012
Couverture souple à rabats
Format : 11 x 22,5 cm
48 pages
66 images

Collection Parcours du patrimoine

ISBN : 9782362190575

Lycée Jules Haag

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5,00 €

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« L'Horlo », une école de style Art Déco

Besançon capitale française de la montre. À l’origine de cette vocation : une démarche volontariste de la Première République en 1793. La ville se donne ensuite les moyens de ses ambitions en ouvrant le 1er février 1862 une école municipale d’horlogerie, partiellement nationalisée en 1891 puis totalement en 1921. Cette école – l’Horlo des Bisontins – inaugure en 1933 ses locaux actuels, dus à l’architecte Paul Guadet. Vastes bâtiments de style Art déco, ils témoignent d’une architecture rationnelle faisant appel au béton armé.

L’enseignement horloger y est assuré jusqu’en 1988, date à laquelle l’horlogerie disparaît supplantée par la micromécanique puis les microtechniques. Devenue lycée polyvalent Jules Haag, l’école évolue. Aujourd’hui largement ouverte sur le monde de l’industrie, elle se veut aussi internationale et sportive.

La Région Franche Comté conduit une démarche d’inventaire du patrimoine scolaire bâti et mobilier de ses lycées, menée conjointement à un programme ambitieux de restructuration et rénovation des lieux.

L’École d’horlogerie de Besançon

« C’est Besançon et la Franche-Comté qui donnent l’heure à une bonne partie de la France » : cette constatation tirée du Tour de la France par deux enfants, manuel scolaire publié en 1877 et réédité près de quatre cents fois, a été une évidence pour quatre générations d’écoliers. Plus particulièrement pour ceux qui, concernés au premier chef, ont fréquenté l’École d’horlogerie de Besançon : « l’Horlo », devenue lycée polyvalent Jules Haag.

Les débuts de l’horlogerie à Besançon

L’industrie horlogère s’implante progressivement en Franche-Comté aux 17e et 18e siècles, mais si l’horlogerie de petit volume est répandue dans le val de Morteau et la région de Montbéliard, la capitale régionale est peu présente. La Révolution comble cette lacune : en 1793, Briot et le représentant du peuple Bassal font venir à Besançon Laurent Mégevand et une forte colonie suisse afin de créer une manufacture nationale d’horlogerie. La production s’élève rapidement à un niveau comparable à celui du Locle et de La Chaux-de-Fonds, mais l’entreprise est condamnée par la faillite de Mégevand et le désengagement de l’État en 1798.

Inventaire du patrimoine, Région Franche-Comté

Par Laurent Poupard
avec la collaboration de Sandrine Bermond, Thomas Charenton, François Jacoutot, Joël Richard et Maguy Scheid


Photographe : 
Yves Sancey
avec la collaboration
de Marc Loukachine et Jérôme Mongreville

 

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