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Une autre Chine

Une autre Chine
Publié par: Editions Lieux Dits

Parution : Novembre 2009

Couverture cartonnée toilée sous coffret cartonné toilé

Format : 24 x 30 cm
240 pages
200 photographies

ISBN : 9782914528627

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Un beau livre sur la Chine traditionelle du Sichuan,
du Guizhou, du Xinjiang et du Gansu

Éric Dessert s’est rendu dans les provinces reculées du Sichuan, du Guizhou, du Xinjiang et du Gansu qui semblent être au cœur d’une civilisation intangible. Ces provinces chinoises paraissent bien dérisoires et anachroniques au regard de Pékin ou Shanghai en pleine effervescence. La révolution a bien peu amélioré le sort des paysans chinois, du moins jusqu’au jour où elle s’est reniée. L’ouverture récente à la modernité capitaliste a commencé à soulager leur misère, au prix d’une inégalité accrue et d’un camouflage de la magie d’antan derrière une laideur moderne.

L´histoire par Lucien Bianco et les photographies
par Éric Dessert

Chacun à leur manière, Éric Dessert et Lucien Bianco nous ouvrent les yeux sur cette Chine des campagnes dont la magie ne doit pas faire oublier qu’elle reste l’enjeu de demain pour ce pays en route vers le monde.

Feuilleter

La réforme (depuis 1978)

Mao célébrait volontiers la vertu des « exemples négatifs », qu´il pratiquait lui-même en faisant exhiber, ridiculiser, insulter, torturer les anciens propriétaires fonciers et autres ci-devant, censés incarner les iniquités de l´ancien régime. Sans le proclamer ouvertement, les épigones ont tiré la leçon de l´exemple négatif qui venait d´infliger au pays 10 ans de souffrance et de stagnation : la révolution culturelle. C´est contre elle et contre son inspirateur qu´ils ont instauré un cours nouveau, encore plus différent du maoïsme que la NEP (Nouvelle Politique économique, lancée par Lénine en 1921) du communisme de guerre.

Mao avait raison de s´inquiéter, son successeur — successeur légitime, mais non point désigné puisque Mao l´avait écarté par deux fois du pouvoir — Deng Xiaoping a restauré le capitalisme ! Les nostalgiques du maoïsme qui identifiaient 1978 (début officiel de l´ère des reformes) à Thermidor étaient loin du compte. Ils auraient dû parler non pas même d´un dix-huit Brumaire, mais du sacre de l´empereur, car l´évolution de la Chine durant les trois dernières décennies est aussi différente de l´ère maoïste que l´empire de la révolution française. À vrai dire, le régime a tourné le dos à la révolution, à une exception capitale près : le Parti communiste se garde de renoncer au monopole du pouvoir. Pour le reste, il s´efforce tout bonnement de moderniser un pays qui en avait bien besoin. Ce faisant, il retrouve la vocation séculaire de cette révolution née du retard de la Chine et vouée à rattraper les pays plus « avancés ». C´est vers eux qu´on se tourne, en sollicitant leurs capitaux et leur technologie, et à l´intérieur vers les capitalistes, accueillis dans les rangs du Parti communiste à l´aube du IIIe millénaire!

Les résultats ont été, chacun le sait, spectaculaires : comme s´il avait fallu l´égalitarisme communiste pour empêcher les Chinois de travailler et de produire. Revers de la médaille, les inégalités se creusent aujourd´hui en Chine et la démocratie attendra.

Photographies : Éric Dessert

Texte :  Lucien Banco

 

 

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