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L’école du quartier

L’école du quartier
Publié par: Editions Lieux Dits

Parution : Janvier 2014
Couverture cartonnée
Format : 21 x 21 cm
120 pages
143 images


ISBN : 9782362190933

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13,50 €

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Myriam, 11 ans, résume très bien le sujet de ce livre : « Si l’école déménage, c’est parce que nous sommes trop près de la raffinerie. Elle est tellement vieille que nos parents y allaient déjà. Je trouve ça bien de changer, car moi j’habiterai plus près de la nouvelle école ; je pourrai venir à pied. »

Construite dans les années 1960 à proximité de la raffinerie et de l’autoroute, l’ancienne école Georges Brassens, dans le quartier des Razes à Feyzin, devait être déplacée. Derrière cette volonté se trouvait un double objectif : éloigner les écoliers et personnels des risques, tout en gardant l’école dans le quartier.

Septembre 2013 : la nouvelle école Georges Brassens fait enfin sa première rentrée, place Claudius Béry. Elle a été conçue et construite pour résister aux risques auxquels elle pourrait être exposée. Neuve, belle et en cœur de quartier, elle fait déjà l’unanimité de ses utilisateurs et voisins et redonne des couleurs aux Razes. Avec le concours de nombreux témoins, ce livre retrace un déplacement singulier, emblématique d’un quartier qui revit.

Déplacer une école ! L’expression sonne étrangement tant ces termes sont inhabituels. L’école, dans notre imaginaire collectif, est immuable. Elle est avec la mairie, et souvent avec l’église, le marqueur physique et géographique d’une commune, d’un quartier. Pourtant, il fallait déplacer l’école des Razes. Construite au tout début des années 1960 en même temps que la raffinerie, le canal de fuite et l’autoroute, l’école Georges Brassens s’est développée avec son quartier. Plusieurs générations de Feyzinois y ont usé leurs fonds de culotte et tous encore aujourd’hui en gardent un souvenir ému. Et puis il y eut ce 4 janvier 1966, la catastrophe, ses morts, la désolation et la prise de conscience du risque que pouvait générer un site industriel. Dès le printemps 1966 les termes de la problématique sont posés : il faut éloigner l’école des sources de risques. Mais curieusement, dans ces années, les parents étaient plutôt hostiles à son déplacement. Sans doute craignaient-ils qu’elle quitte le quartier. Pendant des années, les municipalités successives ont recherché les terrains pouvant permettre ce déplacement et ont essayé de convaincre les préfets successifs de la nécessité de ce déménagement au sein du quartier. L’équation est aujourd’hui résolue avec l’inauguration de la nouvelle école Georges Brassens, place Claudius Béry, en plein coeur du quartier des Razes.

Par  Marie-Line Kirche / Yvan Schneiderlin
Photographie : archives départementales de l’Isère / Hervé Hugues
/ Anne Barbier / Ville de Feyzin / Claudine Caraco

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