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Les villes en Auvergne

Les villes en Auvergne
Publié par: Editions Lieux Dits

Parution : Septembre 2014
Couverture souple à rabats
Format : 21 x 27 cm
176 pages
208 images

Collection Cahiers du patrimoine

ISBN : 9782362190988

Fragments choisis

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24,00 €

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Comment les villes d’hier sont-elles devenues nos villes d’aujourd’hui ?

Conçu comme une initiation à la lecture de certains fragments de villes, cet ouvrage met en évidence les processus qui ont abouti aux formes urbaines dans lesquelles les citadins auvergnats évoluent quotidiennement, formes qui vont du spectaculaire au plus ordinaire.

À travers quatre-vingt onze localités auvergnates ayant connu un statut de ville entre le XVIIIe et le XXIe siècle, l’auteur aborde la question des noyaux urbains les plus anciens et de leur évolution, puis de l’extension des villes, ainsi que la question de la place de la nature dans les villes (des « monuments naturels » mis en perspective dans des compositions urbaines jusqu’aux zones de maraîchage).

L’ouvrage aborde également le rôle des particuliers dans le décor des villes et la difficulté du choix de l’emplacement des édifices publics. Des projets sortis des cartons d’archives montrent, s’il en était besoin, que les frontières régionales n’étaient pas étanches : les idées ambitieuses ont également parcouru l’Auvergne ! Où l’on découvre aussi comment l’évolution du goût joue sur le devenir de tous ces espaces.

Préface
    René Souchon, président du Conseil régional d’Auvergne
Avant-propos
    Christian Trezin, ancien inspecteur général des patrimoines – Inventaire – ministère de la Culture et de la Communication

 Introduction. Une démarche atypique

L’Auvergne des villes

Quatre-vingt onze villes se détachent
19     Des villes du XVIIIe siècle aux villes actuelles
23     La région et son réseau de villes dédoublées
La principale forme urbaine héritée : le labyrinthe
30     Description et logique de la forme labyrinthique
36     Les cœurs de villes et l’évolution du goût    

Ouvrir le labyrinthe, lignes de fuite et panoramas

Aligner, élargir, dégager, réguler, éclaircir, percer
50     Des plans d’alignement devenus obligatoires
53     La régularisation des fronts de rues : essentiellement supprimer les saillies
55     L’élargissement des voies : jusqu’au recul d’alignement préventif
57     Les pans coupés : « très utiles et très beaux »
62     Les percées ou « voies nouvelles établies dans un tissu constitué »
68     Le dégagement d’édifices
71     Curetage et éclaircissage
73     La régularité empêchée

Les façades des particuliers
77     Des lignes de corniches imposées jusqu’au retour
    autorisé des saillies en façade : règlements et modes
84     Servitudes esthétiques ou initiatives des particuliers ?

Quelques figures de composition urbaine
95     Aménagements partiels    
110     Un village transformé en ville :
    Le Mont-Dore, de Ledru à Jaussely    

Emplacements d’édifices, extension de villes :     l’élu, l’expert et l’usager

Les difficultés du choix de l’emplacement
118     Les pétitions
118     La mise en jeu des mandats
124     Les débats : postes et monuments aux morts
123     La statuaire : le point de vue du sculpteur

Une constante : l’attraction des mairies et des traverses

Quand la ville s’étend
127     À partir des gares
130     Après le train, l’automobile
130     Compartimenter la ville en zones : pour mieux l’étendre ?
131     Zonage fonctionnel et social
133     Le secteur « vieille ville » inséré dans la « zone de construction en ordre continu »
135     1946 : quelques idées de Gaston Bardet pour Clermont-Ferrand
139     Observer la progression de l’extension : le nord de Clermont-Ferrand après Gaston Bardet    

Conclusion. Une promenade labyrinthique dans la ville

150     Notes
164     Annexes
166     Index
169     Éléments de bibliographie et Sources
175     Crédits

Qu’est-ce qu’une ville au XVIIIe siècle ? D’après l’Encyclopédie de Diderot et d’Alembert (1751-1772), c’est un « assemblage de plusieurs maisons disposées par rues, et fermées d’une clôture commune, qui est ordinairement de murs et de fossés. Mais pour définir une ville plus exactement, c’est une enceinte fermée de murailles, qui renferme plusieurs quartiers, des rues, des places publiques, et d’autres édifices ». Ce sont donc les enceintes (alors que dès le XVIIe siècle, des pans des murailles médiévales commençaient à être démolis), mais ce sont aussi les clochers, les institutions administratives, et les fondements juridiques des droits et des privilèges, qui font la ville à cette époque...

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Un village transformé en ville :
Le Mont-Dore de Ledru à Jaussely

Rare cas de recomposition radicale d’un tissu bâti constitué, Le Mont-Dore se présente comme un cas d’espèce intéressant à plusieurs points de vue. À relever quelques-unes des péripéties morphologiques du site sur un peu plus d’un siècle (entre 1811 et 1930 grosso modo), se dresse un tableau vivant et évocateur des mouvements parfois contradictoires que connaissent les paysages urbains. S’arrêter sur le cas du Mont-Dore, c’est aussi l’occasion de citer une grande figure de l’urbanisme français : Léon Jaussely.

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Après le train, l’automobile

Les impératifs liés à la circulation n’étonnent plus après qu’on les a évoqués pour aligner les rues ou dégager les monuments. Dans le courant du XXe siècle, le développement de l’automobile devient alors un des facteurs qui favorisent l’étalement urbain. C’est opérer un important raccourci que d’énoncer la question de la croissance de certaines villes de cette façon, cependant lorsqu’il s’est agi pour la Société centrale pour l’équipement du territoire de tenter une analyse comparative en 1969 de « dix ans de plans-masse » des « quartiers nouveaux », les deux tendances relevées sont ainsi décrites : « Le souci de fournir les équipements et services à la porte des habitations serait le reflet d’une école “traditionnelle” ou “conservatrice”, qui voudrait préserver le caractère de la vie citadine. La mobilité que donne l’automobile serait acceptée par l’autre école, qui en aurait tiré les conséquences et renoncerait à s’y opposer ».
 

Inventaire du patrimoine, région Auvergne

Par Bénédicte Renaud
Photographes : Jean-Michel Périn

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