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Mourir pour la patrie ?

Mourir pour la patrie ?
Publié par: Editions Lieux Dits

Parution : Octobre 2016
Couverture souple à rabat
Format : 14,8 x 21 cm
112 pages
150 images

Collection « Clefs du Patrimoine d’Alsace » n°2

ISBN : 9782362191381

Les monuments aux morts d'Alsace-Moselle

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10,00 €

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Régions-frontières, l’Alsace et la Moselle ont été tout à la fois enjeux et victimes des trois grands conflits meurtriers des XIXe et XXe siècles. Marquée par autant de changements successifs de nationalités entre France et Allemagne, la commémoration des « morts pour la patrie » y constitue un enjeu mémoriel particulier, douloureux et parfois délicat.

Aux côtés des nécropoles nationales érigées à proximité des champs de bataille, les monuments aux morts qui sont élevés au lendemain de la Première Guerre mondiale illustrent ainsi, par la spécificité et la diversité de leur iconographie, cette histoire tourmentée. Comment commémorer le sacrifice pour la patrie alors que la majorité des morts ont combattu pour le camp adverse ? Comment panser ses plaies dans le contexte du retour à la France ? Les thèmes guerriers et la représentation du soldat vainqueur s’effacent au profi t de nombreuses allégories à l’antique, féminines et intemporelles, ou de scènes religieuses.

Fruit d’un regard croisé entre historien et historiens de l’art, l’ouvrage entend faire mieux connaître ce patrimoine si spécifi que près d’un siècle après son édification.

 

4 Un territoire marqué par l’histoire

 

8 Chapitre 1. Commémorer trois guerres en un siècle

10 Une première vague commémorative après la guerre de 1870

13 Le Souvenir français

14 Commémorer et se souvenir après 1918

18 Les nécropoles nationales et les cimetières militaires

22 La chasse aux monuments du souvenir français en 1940

24 Après la Seconde Guerre mondiale : une nouvelle génération de monuments

 

26 Chapitre 2. De la typologie à la matière

28 Un élément de structuration de l’espace communal : place de l’église ou de la mairie ?

30 Des architectures diversifiées

38 Une grande diversité de matériaux

40 Le vitrail, entre mémoire et piété

42 Une épigraphie spécifique ?

44 Monuments aux morts et religion

 

46 Chapitre 3. Une iconographie foisonnante

48 Les symboles de la République

53 Personnages et allégories

55 La vie du soldat : du combat à la mort

62 La veuve et l'orphelin

64 La force féconde de la Terre maternelle

66 Une iconographie religieuse largement diffusée

86 Alsacienne et Lorraine : un même destin

 

90 Chapitre 4. Commémoration et arts

92 Une typologie variée et des mises en oeuvre diverses

93 Des auteurs d’horizons divers

96 L’iconographie, les modèles et les styles

100 De quelques monuments en particulier

 

107 Conclusion

109 Orientations bibliographiques

110 Crédits photographiques

 

« Vous n’aurez pas l’Alsace et la Lorraine, Et malgré vous, nous resterons Français.

Vous avez pu germaniser la plaine, Mais notre coeur, vous ne l’aurez jamais ».

Des générations de petits Français ont appris ce chant, qui présente le territoire annexé par l’Allemagne en vertu du traité de Francfort du 10 mai 1871 figé dans une fidélité sans faille envers l’ancienne « Mère Patrie ». Sous la IIIe République, Le Brigadier Frédéric d’Erckmann-Chatrian (1874), Le Tour de la France par deux enfants d’Augustine Fouillée (1877), ou encore Les Exilés de Paul Acker (1911) entretiennent, tout comme une abondante iconographie, la nostalgie des « Provinces perdues ».

C’est à la suite de la guerre imprudemment déclarée par Napoléon III à la Prusse le 19 juillet 1870 que la France a dû céder une partie de ses départements de l’Est au nouvel Empire allemand. Plusieurs des principales batailles se sont déroulées en Moselle (Forbach, Gravelotte, Saint-Privat-la-Montagne, siège de Metz), dans le Bas-Rhin (Wissembourg, Froeschwiller, siège de Strasbourg) et dans le Haut-Rhin (siège de Belfort). Pourtant, après plus de quarante ans d’annexion, et bien qu’il existe encore des francophiles en 1914, la masse de la population s’est résignée à un état de fait qu’il serait impossible de modifier sans une nouvelle guerre ; et certains, même, se sont franchement ralliés au Reich.

Inventée par l’Allemagne, l’Alsace-Lorraine (aujourd’hui Alsace-Moselle) reçoit en juin 1871 le statut de Reichsland (« Terre d’Empire »). Les habitants qui n’ont pas opté pour la nationalité française deviennent Allemands en octobre 1872. Après un dernier sursaut aux élections de 1887, le parti protestataire, jusque-là très majoritaire, décline. En 1902, la suppression du « paragraphe de la dictature » permet une importante libéralisation de la vie politique.

Enfin, en 1911, est promulguée une nouvelle constitution, qui entraîne la création d’un Landtag (Parlement).

 
Auteurs :
Inventaire du Patrimoine de la Région Alsace - Région Alsace
Champagne-Ardenne Lorraine
Olivier Haegel
Musée archéologique de Strasbourg
Bernadette Schnitzler
l’Université de Lorraine
Jean-Noël Grandhomme

Photographes :
Inventaire du Patrimoine de la Région Alsace - Région Alsace
Champagne-Ardenne Lorraine
Christophe Hamm, Frédéric Harster
 
 


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