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Lyon 68

Lyon 68
Publié par: Editions Lieux Dits

Parution : 24 Novembre 2017
Couverture cartonnée avec jaquette rigide
Format : 24,3 x 29 cm
224 pages
200 images

Hors collection - Beau livre

ISBN : 9782362191572

Deux décennies contestataires

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32,00 €

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Lyon 68 raconte l’histoire de l’agglomération lyonnaise à travers les mouvements contestataires et alternatifs qui s’y sont développés entre 1958 et 1979. Dans la capitale des Gaules, et en lien avec la mobilisation nationale de 68 mais aussi notamment les luttes du Larzac et de LIP, on assiste durant ces deux décennies à l’émergence de nouvelles formes et de nouvelles thématiques de revendication : autogestion, luttes des femmes, écologie, libre expression de l’homosexualité, luttes des travailleurs immigrés, antimilitarisme... De nouvelles attentes politiques et sociales émergent, dont on trouve les premiers signes avant mai 68, contrairement à ce que l’éclatement brutal de la mobilisation étudiante et ouvrière des mois de mai-juin laisse supposer.

Confrontée à un développement tous azimuts des formes de contestation, l’agglomération lyonnaise révèle alors ses failles. Ces années 68 vont brutalement mettre en évidence l’appartenance de Lyon à un ensemble national par son adhésion massive à la contestation née de mai-juin, à rebours des représentations d’une ville enfermée dans ses réseaux institutionnalisés et dominée par une élite industrielle et commerçante. C’est donc une dynamique sociale nouvelle qui s’impose alors à Lyon et dans le Rhône, à l’exemple de ce qui se passe en France, en Europe et dans le monde.

Le récit général est ponctué de focus consacrés à un événement social ou une thématique revendicative sans oublier une chronologie des événements marquants de mai 68 survenus à Lyon et sa périphérie.

 

Introduction

Lyon dans les années 1950-1960
Une ville en développement
Une ville dynamique
Les acteurs politiques et sociaux
Les forces sociales

Les événements de mai-juin 1968 à Lyon
La montée des conflictualités avant les événements
Le développement du mouvement
Mai 68 dans la culture et dans l’Église
Les élections : la fin du mouvement ?

Les années 70
Les reconfigurations politiques
L’ébullition étudiante et la reprise en main de l’université
Une permanence des luttes sociales
Politiser le social
Une nouvelle lecture de l’environnement social

Ambiance de crise
La désindustrialisation : mythe ou réalité ?
L’affaiblissement d’une contestation d’extrême gauche
Le maintien d’une combativité ouvrière

Conclusion


Le soutien lyonnais au nationalisme algérien

Les catholiques ne sont pas les seuls à soutenir le nationalisme algérien. D’autres réseaux d’obédiences diverses sont actifs, ainsi celui de Jean-Marie Boëglin qui réunit francs-maçons, protestants, catholiques, communistes et militants CFTC. Des réseaux trotskistes, autour de Maurice Chomat, ou libertaires, avec Jean Ramet, s’engagent également dans le soutien direct aux indépendantistes, pour des tâches allant de la fonction de boîte aux lettres à l’exfiltration de militants ou à la réparation d’armes. Ces militants paient de leur personne : Jean-Marie Boëglin, secrétaire général du Théâtre de la Cité à Villeurbanne, est l’objet d’un mandat d’arrêt en novembre 1960. Suzanne Gerbe, membre du réseau et grande militante lyonnaise, est, pour sa part, arrêtée le 22 septembre 1960. Les atteintes ne viennent pas simplement des autorités constituées : le 7 février 1962 une manifestation est ainsi organisée en soutien au pâtissier Jean Masson, favorable
à l’autodétermination, dont le commerce a été plastiqué par l’OAS.

Le basculement de la nuit du 24 mai
Que Lyon entretienne un complexe d’infériorité vis-à-vis de Paris est certes un lieu commun, mais qui n’a pas été sans réalité en mai 68. Alors que l’annonce de l’expulsion de Daniel Cohn-Bendit, le 22 mai, incite les étudiants parisiens à réinvestir la rue (délaissée depuis le 13 mai et la réouverture de la Sorbonne) en provoquant de nouveaux affrontements, certains de leurs camarades lyonnais les plus radicalisés — tels ceux du 22 mars — s’indignent que « Lyon se promène » dans des défi lés qui, depuis le début du mouvement, sont restés globalement pacifiques. C’est donc avec l’objectif délibéré d’en découdre avec les forces de l’ordre que plusieurs appellent à la manifestation le 24 mai.

La lutte pour la légalisation de l'avortement

À compter de 1972, la légalisation de l’avortement est le principal thème autour duquel se mobilise le féminisme lyonnais émergent. Après un rassemblement le 8 novembre 1972 en soutien à Marie-Claire, jugée à Bobigny pour avoir avorté, à l’appel de l’éphémère Mouvement de libération des femmes lyonnais, le Cercle Flora Tristan organise une marche en tenue de deuil en mémoire des femmes victimes de l’avortement. Mais c’est avec la création d’une section locale de l’association Choisir (fondée à Paris par l’avocate Gisèle Halimi) que s’organise véritablement la lutte pour l’avortement
à Lyon. Comme au plan national, Choisir s’appuie sur la légitimité d’un ensemble de personnalités
locales, représentantes des mondes de la médecine, de l’art et de la recherche pour légitimer
sa campagne en faveur de la légalisation de l’avortement.

Sous la direction de :
Vincent Porhel,
maître de conférences en histoire contemporaine, ESPE-Université Lyon 1, LARHRA ;
Jean-Luc de Ochandiano,
conservateur des bibliothèques et historien, Université Lyon 3, LARHRA ;

Avec les contributions de :
Lilian Mathieu,
sociologue, directeur de recherche au CNRS, Centre Max Weber, ENS de Lyon ;
Sophie Béroud,
maîtresse de conférences en science politique, Université Lyon 2, laboratoire Triangle ;
Jean-François Cullafroz,
journaliste honoraire et étudiant ;
Gilles Boyer,
professeur agrégé à l’ESPE-Lyon 1 ;
Arthur Grosjean,
professeur d’histoire-géographie en lycée ;
Jacqueline Ponsot,
militante et responsable syndicale au SGEN-CFDT second degré ;
Josiane Vincensini,
militante anti-nucléaire, représentante à la Coordination des Comités Malville.

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