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Hervé Baley et Dominique Zimbacca, architectes - Pour une autre modernité

Hervé Baley et Dominique Zimbacca, architectes - Pour une autre modernité
Publié par: Editions Lieux Dits

Parution : 18 mai 2018
Couverture cartonnée avec jaquette
Format : 24 x 29 cm
112 pages
170 illustrations
Collection Patrimoines d'Île-de-France - Beau livre

ISBN : 9782362191619

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21,00 €

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Atypiques, Hervé Baley (1933-2010) et Dominique Zimbacca (1928-2011), deux architectes aux itinéraires singuliers, ont produit une œuvre bâtie originale, traversée de convictions fortes, mais méconnue.

Élèves des ateliers libres à l’École des beaux-arts entre 1950 à 1954, ils s’opposent au dogmatisme de l’architecture moderne et à l’influence de Le Corbusier et c’est dans l’œuvre de Frank Lloyd Wright, qui se diffuse lentement en France, qu’ils forgent leur espoir en une architecture sensible. 

Les réformes de l’enseignement de l’architecture en France après mai 68 vont contribuer à rendre plus visible une approche jusqu’ici minoritaire. Hervé Baley, professeur de 1968 à 1990 à l’École spéciale d’architecture, défend, dans son atelier Sens et Espace, une vision de l’architecture fondée sur l’expérience et la relation intime à l’espace. 

Dans un contexte de constantes difficultés matérielles, Baley et Zimbacca vont réaliser une vingtaine de maisons et d’immeubles, principalement en Ile-de-France, entre 1959 et 2000. Le logement individuel sera pour eux le terrain d’expérimentation d’une conception organique de l’architecture. Le désir d’appliquer les procédés de la nature à l’architecture revêt dans leurs réalisations des formes très différentes mais conserve la même tension vers un idéal d’harmonie entre l’homme et l’espace qu’il habite.

Avant-propos de Valérie Pécresse

Remerciements

Anne-Laure Sol : Construire une utopie ? Itinéraires d’Hervé Baley (1933-2010) et Dominique Zimbacca (1928-2011).

Entretien avec Patrice Goulet, rédacteur de la revue Aujourd’hui, Art et Architecture

Caroline Maniaque : Le voyage américain et la scène wrightienne, 1950-1970.

Salomé van Eynde : Quelle postérité ? Cantercel ou l’expérience de l’espace sensible.

Monographies des réalisations d’Hervé Baley entre 1965 et 1975 :

1. Maison Lemoigne, Ermont, Val d’Oise

2. Maison G. 1965, Hauts-de-Seine

3. Station-service, Ermont, Val d’Oise

4. Maison Fraysse, Saint-Maur, Val de Marne

5. Maison Tardif, Ezanville, Val d’Oise

6. Maison D., Seine-et-Marne

7. Résidence Bellevue, Clamart, Hauts-de-Seine

8. Maison Weill, Croissy-sur-Seine

9. Clinique des Charmilles, Arpajon, Essonne

10. Aménagements d’appartements entre 1965 et 1975

Monographie des réalisations de Dominique Zimbacca entre 1969 et 2000

1. Centre paroissial Jean-XXIII, Saint-Quentin, Aisne

2. Maison Michard, Corbeil-Essonnes, Essonne

3. Maison Zimbacca, La Varenne-Jarcy, Essonne

4. Maison von Bredow, Yerres, Essonne

5. Maison Etienne, La Chapelle du Mont du Chat, Savoie

6. Maison Ducourneau, Boutigny-sur-Essonne, Essonne

7. Maison Martin, Noisy-le-Grand, Seine-Saint-Denis

8. Maison Bonnefoi, Chennevières, Val-de-Marne

9. Maison Zimbacca, Tourouvre, Orne

10. Réalisation de mobiliers entre 1965 et 1980

Bibliographie/ crédits

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Voyages initiatiques et quêtes intérieures
Déçus par un système qu’ils rejettent, Hervé Baley et Dominique Zimbacca vont dès lors, selon des modalités différentes, forger leur propre définition de l’organicité, et travailler à concevoir une architecture qui soit l’expression d’un rapport sensible entre l’homme et son habitat. En 1963, Hervé Baley se rend aux États-Unis avec son beau-frère et collaborateur, Daniel Ginat (1936-2007), et leur ami le docteur Frédérick Leboyer (1918-2017) pour un voyage d’études consacré aux réalisations de F. L. Wright. Bien que l’expérience américaine soit répandue chez les architectes français dès l’entre-deux-guerres, en particulier grâce à la création de la bourse Delano, elle s’attache en général peu, jusqu’au milieu des années 1960, à la découverte de cette architecture. Durant deux mois, les trois amis visitent plusieurs dizaines de maisons et se rendent à Taliesin East.

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Une reconnaissance tardive pour Dominique Zimbacca
Entre 1980 et 2000, Dominique Zimbacca réalise alors quinze maisons, principalement dans cette région, toutes conçues selon un plan élaboré à partir d’une trame hexagonale et qui reprennent la même organisation : un espace central carré ou rectangulaire auquel l’architecte adjoint des développements se terminant par des angles à 60 degrés. […] Toutes ces maisons répondent à la volonté de l’architecte d’échapper à l’uniformité et de répondre aux besoins des futurs habitants : « Je veux une maison […] qui a son opinion et ses petites manies. Une maison qui a son caractère et sa personnalité et qui dise à chacun sa façon de penser ».

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En 1965, Patrice Goulet rencontre Hervé Baley.
Ce qu’on voyait d’abord chez Hervé, c’était ses yeux. Ils semblaient vouloir sortir de leurs orbites comme projetés vers vous. Il n’était pas grand, plutôt ramassé, concentré. Il savait être chaleureux mais il était clair qu’il était fait de granit comme le Breton qu’il était, passionné autant qu’inflexible, sachant pourtant être amusant, malicieux, sarcastique et ironique.
J’ai très vite compris qu’on ne pouvait être qu’avec lui ou contre lui. Il était très critique sur le monde, un peu messianique, presque hypnotiseur, seigneur dans son ermitage de la rue Henri-Barbusse dont le charme venait de l’originalité et de la beauté du décor qu’il avait dessiné et réalisé de ses mains.

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Sanctuaire de l’Universel, Suresnes, Hauts-de-Seine
Le Sanctuaire est élevé dans le jardin de la maison qu’occupait le musicien indien Hazrat Inayat Khan (1882-1926), l’un des introducteurs du soufisme en Occident. Réalisé en 1990 par Hervé Baley, il est consacré à la mémoire de Noor Inayat Khan, fille aînée d’Hazrat Inayat Khan, exécutée à Dachau le 12 septembre 1944 à l’âge de 30 ans. La forme particulière du Sanctuaire s’explique par une vision d’Hazrat Inayat Khan qui avait visualisé l’Universel sous forme de quatre bouddhas assis méditant, dos à dos, face aux quatre directions cardinales. Hervé Baley fera de cette vision le principe constructif de l’édifice.

Région Ile-de-France, direction de la culture, service Patrimoines et Inventaire

Sous la direction scientifique et éditoriale de :
Anne-Laure Sol, conservatrice du patrimoine, service Patrimoine et Inventaire, Région Ile-de-France

Direction de la publication : Julie Corteville, cheffe du service Patrimoines et Inventaire, Direction de la Culture, Région Ile-de-France

Relecture : Roselyne Bussière, conservateur en chef, service Patrimoine et Inventaire, Région Ile-de-France
Patrice Goulet, architecte et critique d’architecture

Photographies : Laurent Kruszyk, Région Ile-de-France

Cartographie : Diane Betored, cartographe-géomaticienne, service pilotage transverse et territorialisation, Région Ile-de-France

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