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Franchir le canal du Midi

Franchir le canal du Midi
Publié par: Editions Lieux Dits

Parution : Février 2014
Couverture souple à rabats
Format : 15 x 21 cm
136 pages
161 images

Collection Focus Patrimoine Languedoc Roussilon

ISBN : 9782362190926

les ponts sur la Grande Retenue

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10,50 €

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Le canal du Midi, un défi technique

Le canal du Midi, inauguré en mai 1681 par l’Intendant de Languedoc et par le président né des États de Languedoc, a représenté un défi technique majeur que Pierre Paul Riquet a relevé sans pouvoir en connaître le terme. La voie d’eau devait permettre de développer le commerce intérieur et apporter la prospérité aux campagnes traversées. Le canal, long de 240 kilomètres, représente une coupure physique majeure dans le paysage, coupant en deux le Languedoc.

Les ponts sur la Grande Retenue

La documentation abondante concernant les ponts construits sur la Grande Retenue, bief de près de 54 kilomètres entre Argens, dans l’Aude, et l’échelle d’écluses de Fonsérannes, en face de Béziers, a mis en évidence le retard important apporté au rétablissement des communications et le nombre limité d’ouvrages autorisés par l’administration royale : la Province finance les ponts sur les grands chemins, les diocèses s’occupent de ceux placés sur les chemins de traverse tandis que les communautés d’habitants sont chargées de ceux placés sur les chemins vicinaux. La plupart des ouvrages sont adjugés au moment de l’ouverture de la navigation. Les premiers ponts sont construits dans la tradition médiévale, avec un tablier au dos d’âne très prononcé et une arche étroite qui rétrécit fortement le lit du canal au point de gêner parfois la navigation. La fin du XVIIIe siècle marque une rupture architecturale profonde où les nouveaux ponts témoignent de la puissance de la Province qui rénove en profondeur son réseau routier. Par la suite, le vieillissement des ouvrages, aggravé par un défaut d’entretien chronique, va nécessiter de nombreuses reconstructions mais, par chance, il subsiste encore la moitié des premiers ponts édifiés sur le bief.

Le Canal Royal de communication des Deux Mers en Languedoc

Depuis la parution Des canaux de navigation, et spécialement du canal de Languedoc par Joseph Lefrançois de Lalande en 1778, le Canal Royal a suscité un grand nombre d’études, de publications et d’ouvrages de vulgarisation, qui le mettent certainement au premier rang des monuments étudiés du Languedoc. Des études récentes s’intéressent à son créateur, Pierre-Paul Riquet, éclairant certaines zones d’ombre attachées au personnage et à l’histoire du canal. Mais, malgré les nombreuses publications consacrées à la voie d’eau et à ses équipements, écluses, aqueducs, ponts-aqueducs, épanchoirs, ponts routiers, bâtiments d’exploitation, etc., l’absence d’une étude détaillée de la voie d’eau et des installations se ressent. Parmi les études réalisées dans le dernier tiers du XXe siècle, les quatre volumes consacrés au canal du Midi, publiés sous la direction de Jean-Denis Bergasse entre 1982 et 1985, et auxquels ont contribué de nombreux auteurs, renouvellent l’histoire du canal. Mais peu se sont réellement penchés sur les aspects techniques. La situation évolue progressivement ces dernières années.

La grande richesse des fonds documentaires

Michel Adgé a été un véritable précurseur en la matière en s’intéressant, dès la fin des années 1970, aux archives du canal conservées au port Saint-Étienne à Toulouse, siège de l’administration du canal, dans un bâtiment spécialement construit à cet effet au XIXe siècle. Le siège est aujourd’hui occupé par la direction territoriale sud-ouest de l’établissement public des Voies Navigables de France (VNF).
Ce travail pionnier a fait l’objet de publications et d’une thèse de doctorat. Son auteur a par ailleurs réalisé un Inventaire des ouvrages d’art du Canal du Midi en 1998, commandité par la conservation régionale des monuments historiques du Languedoc-Roussillon. Elle reste, à ce jour, la référence en matière de recensement des ouvrages construits sur le canal, qu’ils concernent l’alimentation en eau (rigoles), sa régulation (épanchoirs), le franchissement (aqueducs, ponts-aqueducs, ponts routiers, passerelles, ponceaux), le fonctionnement de la voie d’eau (écluses, maisons d’éclusiers, magasins), l’équipement des installations portuaires et tout ce qui a pu être construit le long de la voie d’eau. Cette synthèse bien documentée laisse cependant de la place à d’autres qui s’intéressent à des aspects particuliers de la vie du canal, comme les auberges et les chapelles qui jalonnent la voie ou la barque de poste et ses installations.

Inventaire du patrimoine, Région Languedoc-Roussillon

Par Jean-Michel Sauget, Isabelle Jonc, avec la collaboration de Samuel Vannier
Photographe : Marc Kérignard

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