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Voyage entre terrils et cités

Voyage entre terrils et cités
Publié par: Editions Lieux Dits

Parution : Novembre 2012

Bilingue anglais
Couverture cartonnée
Format : 22 x 22 cm
216 pages
262 images

ISBN : 9782362190612

Le bassin minier
du Nord-Pas de Calais

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25,00 €

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Le bassin minier au patrimoine mondial de l’Unesco

Trop souvent associé à l’image d’Épinal du pays noir, celle du charbon, des fumées, des terrils et des gueules noires, le bassin minier du Nord-Pas de Calais accède aujourd’hui à une reconnaissance internationale, source de fierté et d’émotion pour toute une population. Son inscription au patrimoine mondial de l’Unesco sanctionne la valeur universelle de l’histoire de milliers de mineurs et d’un territoire que l’exploitation du charbon a radicalement métamorphosé.

Une mémoire vivante de la mine et des mineurs

Le hasard géologique et la persévérance des hommes se sont conjugués pour façonner des paysages hors du commun et donner naissance à un patrimoine exceptionnel par son étendue, sa diversité, l’attachement de tous à l’histoire qu’il incarne. Terrils, chevalements, corons, cités-jardins ou pavillonnaires, anciennes fosses et patrimoine technique n’ont pas disparu avec la fin de l’extraction et sont aujourd’hui la mémoire vivante de trois siècles d’aventure humaine et industrielle.

Les mines du Nord en 260 photographies commentées

Depuis la fermeture des sites miniers dans les années 1990, l’Inventaire général du Patrimoine culturel s’attache à étudier et à valoriser le patrimoine du bassin minier, à en sauvegarder la mémoire. Ce recueil de photographies légendées et commentées propose au lecteur de cheminer au cœur du bassin minier, d’en découvrir ou d’en redécouvrir, entre terrils et cités, le caractère spectaculaire, insolite ou remarquable.

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Pourquoi un livre sur le bassin minier ?

Trop souvent associé à l’image d’Épinal de pays noir, celle du charbon, des fumées, des terrils* et des gueules-noires, l’ex-bassin minier du Nord-Pas de Calais se présente aujourd’hui comme un territoire porteur d’avenir, riche d’un héritage culturel, architectural, paysager et humain exceptionnel. Ce legs est issu des générations pionnières qui l’ont peuplé et bâti, et qui s’y sont parfois sacrifiées. Leurs enfants et petits-enfants, qu’ils soient galibot*, ingénieur, abatteur ou chef-porion, leur ont succédé pour le reconstruire et le faire prospérer, et l’ont élevé au rang de premier producteur français de l’après-guerre, avant son déclin et sa fermeture définitive en décembre 1990. Pouvait-on imaginer la suite ?
Le bassin minier est remarquable par la qualité et la densité des traces laissées par l’exploitation intensive du sous-sol : il suffit de le parcourir pour en détecter les nombreux vestiges, les cités, les chevalements ou les terrils. Il est aussi représentatif d’un peuple endurci par un quotidien difficile. Très tôt dépeinte par Zola dans Germinal, cette population fut témoin et actrice des progrès techniques, des échanges culturels, des grèves, des luttes et des avancées sociales, victime des maladies professionnelles et des catastrophes, comme celle de Courrières le 10 mars 1906, qui fut la plus meurtrière d’Europe, ou celle de Liévin le 27 décembre 1974.
La valeur universelle de son histoire et de son patrimoine a permis au bassin minier du Nord-Pas de Calais de rejoindre, le 1er juillet dernier, à Saint-Pétersbourg, les édifices ou paysages prestigieux déjà inscrits sur la liste du patrimoine mondial de l’UNESCO.

L’aventure UNESCO

L’aventure débute en 2003, quand l’association Bassin minier uni est créée pour porter et instruire le dossier de candidature du bassin minier à l’Unesco en tant que « paysage culturel évolutif », au même titre que le canal du Midi ou le Val de Loire. Reconnu pour sa valeur exceptionnelle, le bassin minier, en pleine mutation depuis plusieurs années (pendant lesquelles se sont succédé destruction, réhabilitation, restauration, mise en valeur de sites),
reste le symbole d’une terre de travail, d’accueil, de progrès social et de solidarité tant de fois mise à l’honneur. Cette inscription est le résultat d’un ensemble d’initiatives longtemps tenues pour utopiques, d’un travail de longue haleine et de la formidable mobilisation de toute une région. Cette reconnaissance internationale ouvre la voie à une nouvelle aventure et résonne comme un message de revanche et de regain pour toute la population si fière de son histoire minière et de ses valeurs humaines. Cet engagement et cette persévérance permettent aujourd’hui une seconde naissance du territoire, intensifiée par l’installation du Louvre à Lens.

Reconversion

L’intérêt porté au patrimoine du bassin minier, aujourd’hui mondialement reconnu, n’est pas récent. Dès 1968, avec l’annonce programmée de l’arrêt progressif de l’activité (plan Bettencourt), il fait l’objet d’une attention particulière de la part de plusieurs structures (État, collectivités territoriales, Houillères) qui réfléchissent à sa reconversion et s’emparent de la gestion postindustrielle du territoire. Alors que certains sites sont détruits dès la cessation de leur activité, une première réflexion mène à la création de ce qui deviendra l’un des fleurons de la région : le Centre Historique Minier de Lewarde, ancienne fosse dédiée à la mémoire régionale de la mine, dont la genèse remonte à 1973.
La Chaîne des Terrils, créée à la fin des années 1980, révèle grâce à un inventaire les trésors de biodiversité que recèle ce curieux patrimoine paysager. Dès 1998, la Mission Bassin Minier (MBM) est chargée d’accompagner les mutations de « l’après-mine ».

Inventaire du patrimoine, région Nord-Pas de Calais

Par Nathalie Van Bost
Photographes : Hubert Bouvet


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