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SALON DU LIVRE DE PARIS

Comme chaque année, retrouvez-nous ainsi que (presque) tout notre catalogue sur le beau stand de la Région Rhône-Alpes. Du 21 au 24 mars, porte de Versailles, stand D64.

Vendredi 21 et samedi 22 mars : 10h – 20h ; Dimanche 23 mars : 10h – 19h ; Lundi 24 mars : 9h – 13h (professionnels du livre pré-accrédités) Ouverture au public : 13h – 19h.

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Conférence Les Italiens à Lyon

Jean-Luc de Ochandiano, historien et auteur de Lyon à l’italienne donne une conférence-débat le mercredi 19 février de 18h30 à 21h à la bibliothèque de la Part-Dieu, Lyon 3°. Il sera accompagné de Ugo Iannucci, avocat et ancien bâtonnier de Lyon, fils de réfugié politique italien ; Angelo Campanella, président du COM.IT.ES (Comité des Italiens à l’étranger) de Lyon ; Danilo Vezzio, responsable du Fogolâr Furlan (association de Frioulans) de Lyon. Tous publics, entrée libre.

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Aujourd’hui c’est le jour de la sortie de … pas 1 … pas 2 … mais 3 nouveaux livres Lieux Dits

Aujourd’hui c’est le jour de la sortie de … pas 1 … pas 2 … mais 3 nouveaux livres Lieux Dits … les voici :

Perpignan, 1848-1939 – La cité et les Architectes
https://www.lieuxdits.fr/les-livres/architecture/perpignan-1848-1939/

Les Églises de Troyes – Cathédrale, collègiales et églises paroissiales
https://www.lieuxdits.fr/les-livres/architecture/les-eglises-de-troyes/

L’ensemble paroissial de Villé
https://www.lieuxdits.fr/les-livres/alsace/lensemble-paroissial-de-ville/

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Extrait du livre Être sage-femme de Mathieu Azcue (sortie le 7 mai)

L’histoire des sages-femmes rejoint celle de la santé des femmes. Car si les sages-femmes ont été exclues d’un lieu de savoir, l’obstétrique naissante, les femmes vivent elles-aussi une sorte de confiscation de leur capacité propre à accoucher. La médecine expérimentale est vue comme une avancée radicale contre la mortalité des femmes et des enfants. Mais faire spécifiquement du corps des femmes un objet de science a des conséquences culturelles et sociales sans précédent : l’objectivité scientifique va prévaloir sur l’expérience du corps. Par exemple, alors que les femmes pouvaient choisir une position pour mieux supporter le travail et la naissance, les professionnels vont leur imposer la position gynécologique pour l’accouchement. La naissance, événement autrefois privé, devient un événement public, anonyme et morcelé : à la maternité, personne ne connait la future mère, qui ne sera pas suivie par sa sage-femme mais par toute une kyrielle de professionnels : médecin, anesthésiste, pédiatre, sage-femme, infirmières, auxiliaires, kinésithérapeutes et tant d’autres encore.

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Colloque « Enseignement technique et architecture »

Ce colloque « Enseignement technique et architecture, histoire et enjeux contemporains » est initié par la Région Franche-Comté, l’une des premières régions françaises pour la part de l’emploi industriel, où les lycées techniques font actuellement l’objet de recherches de la part des services d’Inventaire.

Ce colloque accompagne les deux ouvrages publiés dans la collection Parcours du patrimoine, L’École d’horlogerie de Besançon, lycée Jules Haag (octobre 2012), et L’École d’optique de Morez, lycée Victor Bérard (février 2013).

Du 9 au 11 avril 2013. Le colloque se tiendra les deux premiers jours au lycée Jules Haag de Besançon. Le 11 avril, visite du lycée Victor Bérard de Morez et du musée de la Lunette.

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Être éducateur(trice) de jeunes enfants (extrait)

Il n’est plus du tout question de reconnaissance professionnelle si les soins donnés aux plus petits le sont gratuitement, comme le font de nombreuses femmes dans le monde entier, de la même manière qu’elles réalisent d’autres travaux sans contrepartie : s’occuper des malades, des personnes vieillissantes et… des relations de bon voisinage, faire à manger, assurer la santé au domicile en soignant l’alimentation et en faisant régulièrement le ménage. Censé relever de compétences naturelles, ce travail est souvent présenté comme n’engageant aucune dépense d’énergie de la part de celles qui l’effectuent, comme s’il s’agissait d’un état et non d’une action, comme si ces tâches n’entraînaient aucune fatigue. Ce travail se trouve la plupart du temps invisibilisé, d’autant que son caractère discret fait en quelque sorte partie de la qualité du travail accompli. Il est mal vu qu’une mère se plaigne de la fatigue occasionnée par sa maternité et le soin qu’elle apporte à ses enfants. Il est considéré comme assez normal qu’elle s’épuise en silence dans son rôle. Personne ne souhaite vraiment désenchanter l’image de la maternité et lever le voile sur la fatigue qui l’accompagne.

La défense et l’amélioration constante des formations et des qualifications dans le secteur constituent une condition de professionnalisation et de qualité de l’offre d’accueil. Même si le métier d’EJE est très féminisé comme la plupart des professions de l’enfance, il ne suffit pas d’être une femme ou d’avoir soi-même des enfants pour traiter avec extrême délicatesse les situations affectives que vivent les tout-petits et leurs parents. Les trois ans d’études que suivent les EJE ne sont pas de trop pour acquérir les savoirs qui permettent de garder dans la bienveillance la distance émotionnelle nécessaire pour éviter de faire de sa propre expérience la mesure de toute chose. L’existence du groupe professionnel des EJE et l’amélioration constante de l’expertise opèrent comme une résistance contre cette force de rappel, qui tend à réduire le soin aux tout-petits à un ensemble de tâches naturelles sans une digne contrepartie monétaire.

Extrait de Être éducateur(trice) de jeunes enfants, par Marie-Christine le Floch, dans la collection Être

https://www.lieuxdits.fr/les-livres/orientation-cat/etre-educateurtrice-de-jeunes-enfants/#

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Être éducateur spécialisé (extrait)

L’éducateur peut se retrouver dans une situation complexe, au cœur d’enjeux politiques et sociétaux. À l’origine, l’éducation spécialisée se démarquait par son caractère novateur et hors norme ; aujourd’hui, elle est totalement dépendante des finances publiques et, à ce titre, elle est souvent fortement instrumentalisée par la force publique. Il est évident que la conception qu’a un gouvernement de la délinquance des mineurs a des impacts sur l’organisation des institutions et les attentes de la société vis-à-vis des éducateurs. Dans certains contextes idéologiques, l’éducateur qui voudrait être au plus proche des adolescents qu’il aide pourra être accusé de complicité et de laxisme. De même, les choix politiques peuvent influer sur les catégories de population qu’un éducateur doit aider. Les organismes et associations qui œuvrent en faveur de l’insertion ont dénoncé pendant l’été 2011 le peu de crédit accordé à la politique du logement ou aux bénéficiaires du RSA, ce qui a entre autres abouti à la démission du président d’Emmaüs. En plus d’une baisse de moyens dans certains secteurs du travail social, les éducateurs sont confrontés à la tentation de l’autorité publique de réduire leur mission d’aide sociale à une fonction de contrôle social. La tentation est par exemple grande pour les maires d’obtenir des éducateurs de rue des informations sur certains jeunes des quartiers. De même, le législateur peut être tenté d’attendre des travailleurs sociaux que la pauvreté soit la moins visible possible dans les rues, plutôt qu’un véritable travail de soutien des personnes SDF.

La complexité de la profession est renforcée par le fait qu’il s’agit d’un métier peu valorisé socialement. La difficulté qu’ont les éducateurs à faire comprendre ce qu’ils font concrètement, à évaluer les résultats qu’ils obtiennent, n’aide pas à la valorisation du métier. Même si cela évolue ces dernières années, les éducateurs spécialisés ont encore beaucoup d’efforts à fournir pour communiquer sur un métier qui pourtant, en ces périodes économiques particulières, est très important pour maintenir un équilibre social.

Extrait de Être éducateur spécialisé, par Laurent Cambon, dans la collection Être

https://www.lieuxdits.fr/les-livres/orientation-cat/etre-educateur-specialise/

 

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L’École au défi du numérique

S’il existe une opinion partagée, c’est bien celle d’une crise de l’École.
Crise des missions, crise de reconnaissance, crise des moyens, crise de
gouvernance et depuis peu crise de recrutement se conjuguent. Au même
moment, la culture numérique séduit les jeunes et pèse sur les orientations de la société.

Plus qu’un état des lieux des tensions et des difficultés que les
établissements rencontrent, cet ouvrage ouvre des pistes qui tiennent
compte de la dimension irréversible des évolutions en cours.

Loin d’être un risque, la société de la connaissance qui s’installe est
un ensemble de défis : défi de l’implantation d’une culture nouvelle, défi
de la formation des maîtres, défi de l’éducation à la citoyenneté…

Dans cet ouvrage Roland Labrégère et moi posons la question des
conditions de la reconstruction de l’École en donnant la priorité aux idéaux de
démocratie et de justice sociale, ceux d’une école pour tous.

François Granier

François Granier est l’auteur aux Éditions Lieux Dits de Être secrétaire-assistante. En préparation, Être technicien des forêts et des espaces naturels.

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L’hôpital en France, histoire et architecture

Extrait de la préface de Claude Mignot dans L’hôpital en France, histoire et architecture :

Au moment où le patrimoine hospitalier français connaît un bouleversement profond, à
la fois par l’émergence de toute une génération de nouveaux hôpitaux (où l’excellence
médicale n’est pas toujours au rendez-vous, tant les problèmes sont devenus complexes),
et par la désaffectation de nombreux hôpitaux anciens, qui paraissent obsolètes,
ce qui conduit parfois à leur disparition et trop rarement à leur réhabilitation, il paraît
bien utile de revenir sur cette histoire. Or les auteurs de ce livre nous offrent une lecture
profondément renouvelée par un recours systématique aux archives, manuscrites
ou imprimées, et clairement structurée par cette attention aux causes profondes de
ces mutations, dont la dernière se produit sous nos yeux.