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L'université impériale de Strasbourg

L'université impériale de Strasbourg
Publié par: Editions Lieux Dits

Parution : Avril 2012
Couverture souple à rabats
Format : 11 x 22,5 cm
72 pages
96 images

Collection Parcours du patrimoine

ISBN : 9782362190490

Le site de la porte des pêcheurs

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8,00 €

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Le traité de Francfort entre la France et la Prusse établit en 1871 l’annexion de l’Alsace et d’une partie de la Lorraine qui constituent un nouveau Land impérial de l’Empire allemand.

Strasbourg, élevée au rang de capitale de ce territoire, doit témoigner de l’ambition impériale face à la France et être en mesure d’accueillir l’immigration massive d’allemands de souche ainsi que les institutions liées à sa nouvelle fonction. La ville va faire alors l’objet d’un projet d’extension qui va presque tripler sa superficie. C’est au cœur de ce nouveau quartier, appelé Neustadt, que l’empereur Guillaume Ier établit une nouvelle université. Ouverte dès 1872, celle-ci est destinée à constituer une vitrine de la science et de la pédagogie allemande et se doit de déployer de vastes moyens dans des installations convenant à la recherche et à l’enseignement.

Véritable pivot de l’extension urbaine, cet ensemble prestigieux inauguré en 1884, porte des Pêcheurs, entre l’ancienne cité et les nouveaux quartiers, constitue, dès lors, une référence de l’architecture mise au service de la connaissance scientifique.

Après avoir retracé la genèse de l’université, le présent ouvrage convie le lecteur à une promenade au sein des jardins universitaires, en lui faisant découvrir les secrets des bâtiments du campus, ainsi que leurs collections.

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La création de l’Université de Strasbourg

Officiellement fondée en 1621 sur ordre de l’empereur Ferdinand II, l’Université de Strasbourg n’est pas une création ex nihilo. Elle est en effet l’héritière du Gymnasium, institution fondée en 1539 dans le contexte d’effervescence intellectuelle de la Réforme et de l’humanisme strasbourgeois à l’instigation du premier magistrat de la ville, Jacob Sturm. Celui-ci choisit pour la diriger son homonyme, l’humaniste Johann Sturm, venu à cette fin de Paris où il avait été appelé pour enseigner au Collège de France. L’établissement connaît rapidement un vif succès et, à peine un quart de siècle plus tard, en 1566, Maximilien II l’élève au rang d’académie, ce qui lui confère le droit de décerner les titres de bachelier et de licencié.

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Le problème de l’emplacement

C’est à l’occasion d’une réflexion globale sur l’affectation des locaux mis à disposition de la jeune université, en juillet 1872, que Roggenbach évoque pour la première fois la construction d’un nouvel ensemble. Celui-ci devra en premier lieu abriter la faculté des sciences mais aussi celle de médecine – les bâtiments récemment construits pour cette dernière aux portes de l’hôpital civil sont d’ores et déjà trop exigus pour accueillir un nombre croissant d’étudiants et ne conviendront donc pas au développement de nouvelles activités. Quant aux espaces de représentation, à l’administration et aux humanités, ils pourront encore être hébergés au palais Rohan ou dans un autre édifice existant. Cette possibilité, qui suscite l’émoi des professeurs concernés, est toutefois rapidement abandonnée devant le constat d’inadaptation des bâtiments envisagés pour cette affectation. Il sera dès lors nécessaire d’inclure un bâtiment collégial dans le programme de l’université.

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Le projet du site de la porte des Pêcheurs

La municipalité de Strasbourg a, dès avril 1875, proposé un terrain devant la porte des Pêcheurs. L’architecte en charge de l’université, H. Eggert, étudie encore en 1876 la possibilité d’une implantation à proximité de la place Broglie, à la porte des Juifs, à l’emplacement de l’actuelle place de la République. Après avoir comparé les avantages et les inconvénients des deux sites, il recommande, in fine, celui de la porte des Pêcheurs. Cette décision sera actée l’année suivante. Près de cinq ans de négociations auront donc été nécessaires pour que s’implante la nouvelle université sur ce terrain d’une quinzaine d’hectares, pris dans le glacis des anciennes fortifications.

Collectif. Inventaire du patrimoine, région Alsace.

Par Frédérique Boura, Emmanuel Fritsch, Florent Fritsch, Olivier Haegel, Delphine Issenman, Marie Pottecher
Photographe : Claude Menninger

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